1810-1811 Catalogne
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ARMEE DE CATALOGNE - 1810 - 1814

En décembre 1810, le 4e bataillon du 79e se trouvait à MONT LOUIS; il était commandé par le Chef de bataillon FOULLAIN et comprenait 20 officiers et 668 hommes. La brigade du Général GAREAU se composait alors des 4e bataillons du Se Léger, 60e et 79e de ligne et de quelques pièces de canon. En mars 1811, son effectif était doublé, et le 1er avril, le corps d’observation prend le nom de division de Cerdagne ; le 4e bataillon du 79e forme un régiment provisoire avec les bataillons du 8e Léger et du 60e de Ligne.

Au commencement du mois de mai, les deux premiers bataillons du régiment qui avaient quitté l’Illyrie en octobre 1810 arrivent en Catalogne. Le 79e comprend alors 3 bataillons sous le commandement du Colonel GAY; il a un effectif de 62 officiers et 1893 hommes.

Aussitôt réformé, le régiment prend part au blocus de FIGUIERES et reste campé devant la place jusqu’à la fin de juin, époque à laquelle il fait partie de la division du Général Baron QUENEL. Le 79e campe à TRESCASAS et supporte vaillamment de dures épreuves ; c’est à peine si alors un soldat possédait de bonnes chaussures, et les marches et contre-marches dans les montagnes usaient rapidement l’unique paire de souliers qu’il avait aux pieds. De formidables orages abattaient les tentes ou détruisaient les baraques occupées par le 79e; le 22 juin, à 4 h de l’après-midi, dans le camp du 2e bataillon, un coup de tonnerre traversa une des baraques des grenadiers de ce bataillon, tua un Caporal et 5 hommes, et en blessa grièvement 7 autres qu’on dut transporter à l’hôpital.

Le 7 juillet, 200 hommes du 79e partirent pour se rendre à la maison FALGAS dans la montagne de Notre-Dame-del-Monte; 150 miquelets espagnols qui s’y trouvaient furent attaqués avec succès, chassés de leurs positions et laissèrent entre nos mains quelques moutons qui furent partagés entre les vainqueurs.

Le 19 août, le 79e commença la redoute n0 21.

Le 9 septembre, un détachement du régiment mit en fuite une bande de brigands qui voulait lever des contributions vers LIADO.

Le 3 novembre, l’adjudant commandant VIGIER partit de BASCARA pour GIRONE avec 700 hommes du 79e et 50 chasseurs à cheval, il fit fouiller les bois à droite et à gauche de la route sans pouvoir trouver de traces de l’ennemi qui, dans la nuit précédente, avait tiré sur des chasseurs d’ordonnance et en avait tué un qu’on trouva mort sur la route.

Le 15 novembre la situation du 79e était la suivante 28 officiers et 815 hommes à VISSAFUN; 24 officiers et 353 hommes au fort de FIGUIERES qui était tombé entre nos mains; 14 officiers et 1137 hommes aux hôpitaux.

Le 1er janvier 1812, la situation du régiment s’était améliorée, il se trouvait toujours à FIGUIERES, et le 15, après avoir reçu son 3e bataillon arrivé de PERPIGNAN, son effectif était de 62 officiers et 1869 hommes.

Le 21 janvier, le Général BEURMANN partit de FIGUIERES avec 2 bataillons du 79e et 50 dragons pour venir prendre position à ETOZONA en passant par ETADO.

Le lendemain matin, la colonne se mit en route à la pointe du jour pour OLOT en passant par TORTELLA, MONTAGAL et CASTELFOLIT où elle trouva 400 espagnols qui essayèrent de disputer le passage. Ils firent un feu très vif et ne se retirèrent sur la position de CARADER-EL-VIVER qu’après avoir blessé 4 hommes. Cet engagement eut lieu à 5 h du soir ; l’ennemi, en se retirant, emportait quelques blessés.

Le Général BEURMANN quitta la position de CASTELFOLIT à 10 h du soir et arriva à minuit à OLOT il en partit le lendemain 23 pour se rendre à SAN-ESTEVE et LAS PRESAS.

Quittant cette localité le 24 à 4 h du matin, la colonne du Général BEURMANN se réunit à 6 h à celle du Général CLEMENT en avant de SAN ESTEVE. Réunies en divisions ces deux troupes continuèrent leur marche sur la route de VICH, dans les montagnes appelées le GRAU-D’OLOT: l’ennemi y avait fait des travaux de défense et rendu presque impraticable un passage déjà très difficile par lui-même. Un zigzag de la route permettait à l’ennemi de donner par les parapets qui la bordent six étages de feu balayant une montée rapide, découverte et en ligne droite pendant une centaine de mètres; à gauche des roches à pic, à droite un ravin profond et escarpé ne présentant aucun passage.

Heureusement qu’il n’y avait dans ces ouvrages que quelques miquelets espagnols qui s’enfuirent à notre approche, et après 9 h d’une marche pénible et fatigante, les troupes atteignirent l’ESQUIROL, gros village de 300 maisons.

Après s’être reposé quelques heures, le 79e repartit à 11 h du soir et arriva à 2 h du matin à RODA.

La marche de cette journée fut considérée comme une des plus fatigantes de la campagne.

La division arriva toute entière à VICH le 24 et s’y reposa.

Le 26, à 7 h du matin, la colonne BEURMANN partit pour CALDAS et prit position le même jour à SABADELL.

Le 29, le 23e Léger et le 79e furent versés à la division du Général Baron LAMARQUE qui marchait sur MATARO.

Le 30 janvier 1812, la division occupe MATARO ; à son passage près de la marine, ainsi qu’à son entrée en ville, elle essuya le feu d’un bâtiment de ligne, d’une corvette et de plusieurs chaloupes canonnières anglaises qui tirèrent sans discontinuité de 2 h de l’après-midi à 7 h du soir.

Quittant le 9 février à minuit la position d’ARENYS DE MUNT, le Général LAMARQUE fit entrer ses troupes à MATARO par SAINT VINCENT, en évitant le chemin de la marine trop exposé au feu de l’ennemi, et à 8 h du matin ses troupes occupèrent les hauteurs qui environnent la ville et la dominent. Elles y restèrent en position jusqu’au 16 et furent alors employées à organiser défensivement le couvent des Capucins à MATARO, et à construire des batteries sur la marine.

Le 17, 2 compagnies d’élite du 79e débarrassèrent la route de MATARO à BARCELONE où quelques corsaires interceptaient les communications.

Le 25 et le 26, le 3e bataillon protégea le passage d’un convoi venant de BARCELONE.

Quelques jours après le régiment retournait à FIGUIERES où il resta sans incidents jusqu’au 1er avril. A cette époque, le 4e bataillon fut renvoyé en France; l’effectif du régiment à 3 bataillons était alors de 61 officiers et 1761 hommes.

Du 16 mai au 15 décembre 1812 le régiment est employé à la réprime du brigandage et escorte les convois. A la fin de cette période il est envoyé à BARCELONE où il arrive le 1er janvier 1813 pour y faire partie de la garnison de cette place commandée par le Général de division Comte MATHIEU.

Le 79e assista pendant les premiers mois de l’année 1813 à différentes expéditions ayant pour but de soutenir les détachements qui allaient relever la garnison de MOLINS DEL REY, SAINTE MARIE LE MARTYRE, MOUSCAD et NOUGAD ; il fut aussi employé à arrêter les contribuables en retard.

Le 1er avril, 109 hommes ét les cadres du 3e bataillons rentrèrent en France, laissant le régiment à l’effectif de 1675 hommes.

De fréquentes sorties eurent lieu au courant du mois de mai, contre les anglais qui essayaient de débarquer.

En août et septembre, le 79e fit partie de la 1er brigade active commandée par le Général BEURMANN.

Le 16 octobre, le régiment fut détaché à SAN-CELONI, sous les ordres du Général de division DON SEVERLI, commandant de la division italienne, qui était chargée de protéger la marche des convois et des courriers de GIRONE à BARCELONE.

Le 15 janvier 1814, le 79e ayant un effectif de 74 officiers et 2129 hommes était encore à BARCELONE, faisant partie de la 3e division de l’armée d’ARAGON et CATALOGNE commandée par S.E. le Maréchal Duc d’ALBUFERA.

Le 1er février, la 3e division (Général ROBERT) était en marche de BARCELONE à GIRONE ; le 15 le 79e était à BANCLAS où il restait jusqu’au 8 mars, époque de son départ pour l’armée de LYON.

 
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