1805-1807 Prusse
Précédente Accueil Remonter Suivante

4. REGIMENT D’INFANTERIE LEGERE

1805 - Bataille d’AUSTERLITZ

Après trois ans d’un repos bien mérité, le 4e Léger commandé par le Colonel BAZANCOURT, fut appelé à l’armée de BOULOGNE. fl y fit partie de la division GAZAN qui formait avec les grenadiers d’OUDINOT, l’avant garde de l’armée.

Voici en quels termes s’exprime sur cette avant garde l’historien du Consulat et de l’Empire. “Formant un corps de la plus belle Infanterie, elle était appelée à l’honneur de se jeter la première sur la côte d’Angleterre sous l’impulsion entraînante de L.ANNES et d’OUDINOT”.

Marcher les premiers à l’ennemi a toujours été considéré, en effet, comme un honneur dans l’armée française et cette noble tradition, à nous transmise par nos anciens du 4e Léger, nous devons la conserver si nous vouions rester digne d’eux.

Forcé d’abandonner son projet de descente on ANGLETERRE, NAPOLEON dirigea son armée contre l’AUTRICHE. Elle prit le nom de GRANDE ARMEE, qui a été consacré par l’histoire. Elle était divisée en sept corps. Le corps de LANNES auquel appartenait le 4e Léger, forme le 5e Corps. Par une marche restée célèbre dans l’histoire, l’armée se porta en 20 jours de BOULOGNE sur le RHIN. LANNES passa le Rhin à STRASBOURG. NAPOLEON, par une manoeuvre rapide porta son armée sur le DANUBE entre les autrichiens établis à ULM et les russes qui venaient à leur secours.

La division GAZAN, par conséquent le 4e Léger, un instant détaché du 5e Corps pour être adjoint au 6e sous le commandement du Maréchal NEY prit part à toutes les marches et à tous les combats qui amenèrent la capitulation d’ULM.

Le 4e Léger peut donc inscrire dans ses annales, les éloges adressées à la Grande Armée par NAPOLEON et dont nous détachons ce qui suit: “Soldats de la Grande Armée, en quinze jours vous avez fait une campagne. De cent mille hommes qui composaient l’armée ennemie, soixante mille sont prisonniers.

200 pièces de canon, 90 drapeaux, tous les généraux sont on notre pouvoir. Soldats, ce succès est dû à votre confiance sans bornes dans votre Empereur, à votre patience à supporter les fatigues et les privations et à votre intrépidité...”

Les autrichiens vaincus, NAPOLEON lança aussitôt son armée à la rencontre de l’armée russe. Dans cette marche sur VIENNE, la division GAZAN fut détachée du 5e Corps et placé sur la rive gauche avec la division DUPONT sous les ordres du Maréchal MORTIER. Les russes battus à AMSTETTEN par LANNES et MURAT traversèrent le DANUBE à KREMS dont ils détruisirent le pont. ils surent bien vite que le Maréchal MORTIER était isolé sur la rive gauche avec les deux divisions DUPANT et GAZAN et ils résolurent de l’attaquer.

Le 14 novembre, la division GAZAN qui tenait la tête de la colonne bien en avant de la division DUPONT, rencontra un corps de 40 000 russes à DIRNSTEIN. Sans attendre l’arrivée de la Division DUPONT, on engagea la lutte et on s’avança jusqu’à un village nommé STEIN situé en avant de DIRNSTEIN. Les positions enlevées on cru pouvoir se reposer, mais le soir même la lutte recommença. Le 4e Léger déployé en tirailleur fait des prodiges de valeur; 15 000 russes ayant tourné la division et occupant DIRNSTEIN, le péril était extrême. Entouré de partout la division GAZAN semblait perdue. Le Maréchal MORTIER la forme alors en colonnes serrées et ordonne de rétrograder sur DIRNSTEIN, en se faisant jour à la baïonnette. La colonne s’ébranle, le 4e Léger on tête; le Maréchal, l’épée à la main, excite les soldats ; plutôt mourir que de se rendre tel est le sentiment de ces braves soldats. Tout à coup on entend une vive fusillade de l’autre côté de DIRNSTEIN, c’était la division DUPONT qui arrivait sur le théâtre du combat ; par un effort décuplé les deux divisions entrent on même temps dans DIRNSTEIN, se rejoignant ainsi à travers l’ennemi sur le champ de bataille. Le lendemain NAPOLEON, par un ordre du jour, témoignait sa satisfaction aux 4e et 9e Léger et aux 32e et 109e de Ligne pour leur intrépidité au combat de DIRNSTEIN.

Cet historique nous a offert déjà de bien nobles exemples à suivre et nous on offrira encore, mais peut-il on exister de plus grand?

Enveloppés par 40 000 ennemis, les 4 régiments de la division GAZAN repoussent avec horreur l’idée de mettre bas les armes et par leur bravoure sortent victorieux de cotte lutte inégale. “Les soldats s’embrassaient de joie”, dit l’historien du Consulat et de l’Empire et nous répétons avec lui que ce sont des exemples de travaux qu’il faut à jamais recommander à une nation (à la suite de ce combat, le Colonel BAZANCOURT du 4e Léger fut nommé Commandeur de la Légion d’Honneur et le Major GUYARDET, Colonel du 13e de Ligne).

La capitale de l’Autriche tomba bientôt au pouvoir de l’armée de NAPOLEON. Pendant qu’il marchait contre l’armée russe, on confia la garde aux divisions DUPONT et GAZAN afin qu’elles puissent s’y refaire de leurs blessures. La division GAZAN avait perdu à DIRNSTEIN la moitié de son effectif.

Le 4e Léger n’eut donc pas l’honneur de combattre à AUSTERLITZ, mais il n’on a pas moins contribué dans une large part au succès de la magnifique campagne de 1805 ; et sa conduite à DIRNSTEIN montre suffisamment qu’il était en tout point digne de figurer à côté des troupes les plus braves de la Grande Armée.

Aussi pouvons nous inscrire dans notre historique ces belles paroles adressées par NAPOLEON à son armée le lendemain de la Grande Victoire : “Soldats, je suis content de vous, vous avez décoré vos aigles d’une immortelle gloire.”

1806 - 1807 - Campagne de Prusse et de Russie

A son retour de la campagne d’AUSTERLITZ, le 4e Léger vint tenir garnison à Paris. il y resta jusqu’au mois de septembre 1906 époque où il fut appelé à MAYENCE pour faire partie du 8e Corps de l’armée destinée à agir contre la Prusse et la Russie. Il était toujours sous les ordres du Colonel BAZANCOURT. Le 8e Corps placé sous les ordres du Maréchal MORTIER ne prit pas part aux premières opérations de la campagne. il ne partit, on effet, de MAYENCE qu’après les victoires d’IENA et d’AUERSTAEDT; mais il y avait encore des lauriers à cueillir. Il fut d’abord chargé d’occuper la HESSE et de désarmer l’armée hessoise. Cette opération terminée et NAPOLEON ayant décidé de marcher vers la POLOGNE contre l’armée russe ; le 8e Corps entra en HANOVRE avec mission de garder BERLIN et la PRUSSE, et de protéger l’armée contre les tentatives de débarquement des suédois. Le quartier général du 8e Corps s’établit à HAMBOURG, et des fractions de troupes furent employées au Sièges de HAMELN en HANOVRE puis de STRALSUND en POMERANIE. Les compagnies de voltigeurs du 4e Léger se distinguèrent lors d’une sortie faite par les Suédois enfermés dans STRALSUND et furent cités par le Maréchal MORTIER dans un ordre du 11 mars 1807 comme ayant conjointement avec une compagnie du 58e résisté aux efforts de 15 000 Suédois. Dans ce rapport, sont cités nominalement comme s’étant particulièrement distingués: GUIGNA Sergent, DRUET Caporal, MAGNE Chasseur, ALIGNIER Chasseur, DURONSSET Chasseur, NATHON Chasseur, NOLLET Chasseur, SERVIERES Chasseur et OFFRAY Tambour.

Cette affaire conduite par le Capitaine BARRAL mérita les honneurs de l’ordre du jour de l’armée et l’EMPEREUR accorda à ces 9 compagnies do voltigeurs 9 croix de Chevaliers de la Légion d’Honneur (ordre du jour du 20 mai 1807).

Le 4e Léger se distingua encore dans les combats qui eurent lieu entre les troupes du Maréchal MORTIER et les Suédois sur les bords de la PEEN, on avril 1807, combats où il prit 9 canons et une compagnie entière d’artillerie légère.

Après la bataille d’EYLAU, le corps du Maréchal MORTIER prit ses cantonnements depuis BREME jusqu’à STETTIN. Mais un nouveau corps d’armée donné au Maréchal BRUNE, remplaça le 8e Corps dans la POMERANIE et celui-ci fut rapproché du théâtre des opérations, c’est à dire de la VISTULE. Les opérations ayant recommencé, les russes furent, poursuivis jusqu’à FRIEDLAND où ils se décidèrent à livrer bataille. Les troupes des Maréchaux LANNES et MORTIER formant la gauche de l’armée culbutèrent l’aile droite de l’armée russe. Le 4e Léger cueillit dans cette campagne sa part de gloire et c’est avec le droit le plus légitime que l’on avait inscrit sur son drapeau le nom de la grande bataille de FRIEDLAND.

La campagne terminé, le 4e Léger occupa la Silésie puis les Villes Hanséatiques et rentra en France à la fin de l’année 1807.

En novembre 1807, il revint tenir garnison à Paris d’où il était parti un an auparavant. il n’y fit pas un long séjour, car on novembre même, un bataillon fut détaché pour faire partie du corps expéditionnaire du PORTUGAL, placé sous le commandement du Duc d’OBRANTES. Le bataillon fut placé dans la division LOISON; quant aux deux autres bataillons, ils furent envoyés au camp de RENNES en janvier 1808. Ils y restèrent jusqu’en juillet. Pondant ce séjour, le Colonel BAZANCOURT, nommé Général, fut remplacé par le Colonel CORSIN.

Le régiment fut à cette époque porté à 5 bataillons, 1 de dépôt et 4 petits dont un au PORTUGAL.

En juillet, les trois bataillons campés à RENNES furent appelés à BAYONNE et entrèrent dans la division MOUTON du corps de BESSIERES chargé de protéger le roi JOSEPH pendant la marche sur MADRID.

Visiteurs depuis le 6 juin 2014 :

Free counters!