1800 Ouest
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JOURNEE DU 18 BRUMAIRE (9 novembre 1799)

Arrivée à PARIS, la 79e demi-brigade fit partie de la 17e division militaire. Ses trois bataillons, dont l’effectif total était de 1659 hommes dont 99 officiers furent logés : 1er bataillon rue Verte, le 2e à la caserne de la Pépinière, le 3e à la caserne de la Nouvelle France.

A peine installée, la demi-brigade eut à fournir une foule de détachements dont la force variait de 70 à 80 hommes ; les plus importants furent envoyés à ORLEANS, RAMBOUILLET, MEAUX, MELUN, VERSAILLES et dans toutes les localités autour de PARIS. Les troupes disponibles étaient en effet sur les frontières et ces petits postes détachés jouaient le rôle de nos brigades de gendarmerie actuelles. La 79e, sous la direction de son Chef GODART, venait d’achever sa réorganisation; habillée de neuf, complètement armée et équipée, elle était de nouveau prête à entrer en campagne, lorsque, le 16 octobre, on apprit l’arrivée du Général BONAPARTE qui rentrait d’EGYPTE.

Ce retour inattendu excita dans la capitale un enthousiasme universel; à peine arrivé, le Général passa en revue les troupes qui formaient la garnison; ce fut pour la 79e demi-brigade l’occasion de se faire remarquer et de recevoir de BONAPARTE les félicitations pour sa belle tenue et sa discipline.

Le 18 brumaire, GODART reçut l’ordre d’envoyer un bataillon à SAINT CLOUD ; ce bataillon arriva au conseil des CINQ CENTS au moment où ARENA voulait poignarder BONAPARTE. Il entra dans la salle du Conseil ses tambours battant la charge.

Le 12 décembre, la 79e reçut par incorporation le 1er bataillon auxiliaire d’Eure-et-Loire et, le 29 du même mois, arriva l’ordre d’envoyer la demi-brigade dans l’Ouest.

ARMÉE DE L’OUEST - Janvier 1800 à septembre 1802

La 79e demi-brigade ayant quitté PARIS le 1er janvier 1800 fut d’abord destinée à garder la presqu’île de COTENTIN, mais pendant la route, elle reçut l’ordre de se rendre à RENNES où elle arriva le 11. A partir de cette époque, la demi-brigade fut complètement dispersée, fournissant des détachements pour les nombreuses colonnes mobiles qui parcouraient le pays en tous sens. Nous ne les suivrons pas dans toutes les marches et contre-marches, nous bornant à signaler les faits d’armes principaux.

ACTE DE BRIGANDAGE -27 avril 1800

Le Chef de bataillon VERNIER, de la 79e commandait la place de FOUGERES. Le célèbre brigand BOBON, chef d’une bande de révoltés, opérait dans les environs de la ville depuis plus d’un mois et s’y livrait à toutes sortes d’atrocités. On lui tendit de nombreuses embuscades, mais toujours prévenu à temps il échappa aux poursuites. Le 27 avril, le Commandant VERNIER reçut une lettre de BOBON l’invitant à venir dans un bois des environs conférer avec lui au sujet de sa reddition.

Sans méfiance le Chef de bataillon se rendit à cet appel, accompagné du Sergent Major CHAPUIS et d’un civil de FOUGERES nommé GEORGES.

Lorsque, après la conférence, le Commandant voulut se retirer, les brigands sautèrent sur leurs armes et les ajustèrent. Le Sergent Major voulut faire quelques observations, et fut fusillé sur le champ ; le Chef de bataillon fut gardé en otage et GEORGES renvoyé à FOUGERES pour demander 10 000 F comme rançon du Commandant VERNIER. Ce dernier aurait été fusillé sans l’intervention de prêtres et de nombreux habitants de FOUGERES ; élargi par BOBON le Chef de bataillon rejoignit la 79e à PORT MALO.

Le 25 mai le Capitaine CHITRY, de la 6e Compagnie du 1er bataillon devait rencontrer BOBON dans une auberge au bourg SAINT ETIENNE. BOBON se sauva mais le Capitaine CHITRY le poursuivit et après s’être mis en joue réciproquement se battirent au corps à corps et un conscrit de la Compagnie arrivé en renfort tua le brigand dans les bras du Capitaine.

La situation de la. 79e demi-brigade était malheureuse, répartis par petits groupes, éloignés les uns des autres, ne touchant ni solde ni vêtements, ils tombaient peu à peu dans une misère profonde et c’est en vain que GODART réclamait.

A cette époque la demi-brigade fut obligée de fournir de nombreux détachements à bord des vaisseaux. Tout d’abord, le 2e bataillon fut désigné pour faire partie de l’expédition de l’Amiral VILLARET-JOYEUSE à SAINT DOMINGUE. Parti d’HENNEBONT le 17 juin 1801, le bataillon resta à BREST jusqu’au 24 décembre, époque de son départ pour les colonies.

 
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