1793 Alpes Pyrénées
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Armée des Alpes

Pendant les premiers mois de l’année 1793, le 79e perfectionnera son instruction militaire dans les camps organisés par le Général KELLERMANN. En mai, le 2e bataillon était au camp de CHAMBERY et le 1er bataillon au camp de CARROUGE lorsque ce dernier reçut l’ordre, le 31, de se mettre en route pour TOULON avec 4 bataillons de la garde nationale. Arrivé à BOURG-SAINT-MAURICE le 15 juin il reçut un nouvel ordre le dirigeant sur PERPIGNAN.

Les deux bataillons du 79e séparés l’un de l’autre vont combattre avec la même gloire l’un à l’armée des Alpes, l’autre à l’armée des Pyrénées.

ARMEE DES ALPES

2e bataillon

Le 1er août 1793, le 2e bataillon du 79e, fort de 706 hommes, fait partie, avec le 8e bataillon de chasseurs, de la brigade du Générai BAGDELANE. Poussé par 7 000 piémontais, ce dernier se retire dans la haute vallée de l’ISERE, jusqu’à VILLETTE couvrant MOUTIERS qu’il défend avec une grande énergie. Le 79e y combat avec vigueur jusqu’à ce que son Général, débordé par des forces supérieures, vint rejoindre le Général de division à CONFLANS le 19 août. Le 1er septembre KELLERMANN s’étant mis lui-même à la tête de ses troupes prend une vigoureuse offensive.

ATTAQUE DU CAMP DU MONT CORMET

Il attaque l’ennemi le 28 à BEAUFORT et l’en chasse avec perte ; les français victorieux marchent sur le mont CORMET qu’ils attaquent avec une grande bravoure ; battus et repoussés, les Piémontais se retirent sur MOUTIERS où les troupes républicaines rentrèrent le 2 octobre.

Le 2e bataillon du 79e se distingua dans ces différents combats où les Piémontais perdirent 3 pièces de canons, leurs équipages, beaucoup de tués et un grand nombre de blessés. -

Le capitaine VERDELIN, commandant un détachement du Régiment, enleva à l’ennemi la redoute SAINT-MARTIN armée de 6 canons, établie près de SALLANCHES.

Le 2e bataillon, avec les troupes de la Tarentaise, poursuit l’ennemi jusqu’au pied du petit ST BERNARD et s’empare de ses magasins à AIME, à mi-chemin de MOUTIERS et de BOURG-SAINT-MAURICE. Serrés de trop près, les Piémontais se mettent en bataille sur le plateau du village de SAINT-GERMAIN et veulent arrêter les troupes républicaines, mais abordés à la baïonnette, ils sont culbutés et mis en fuite.

Le 2e bataillon est cantonné à MOUTIERS où il reste jusqu’au 16 décembre, époque à laquelle il est dirigé sur GRENOBLE.

 
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